samedi 5 avril 2008

du pied gauche



Désespoir du matin
Le monde en berne
De tout amour
Pas une étincelle
La nuit noircit le jour
Peuple de pies revêches
De corbeaux râleurs
De tueurs de tueuses


La vie comme une querelle
Forcément fait naître
Un perdant
La vie comme un don
Fait éclore doucement
Un cœur
Egarements mortels
Coups de langues sanglants
Raidissements mortels
Comment les esquiver


Echappée belle
L’invisible amant
Qui remplit le cœur
Jusqu’à la douleur de joie
Qui embrasse le pauvre peuple
Des pies et des corbeaux
Querelleurs
Paix qui déroulera
Son tapis le long du calvaire
Au matin du désespoir

1 commentaire:

Brigitte Dusch a dit…

Bonjour, et merci pour cette agréable promenade sur votre blog. J'aime ce que vous écrivez, et les photos illustrent à merveille vos mots, elles permettent justement ce moment d'évasion, de rêverie, mais aussi de reflexion.
Merci encore à vous.
Castor