lundi 25 février 2008

migration


Quitter le nid

Déposer les paquets
Aux pieds
Juste la tunique et le bâton
Pour aller là-bas
Où on ne sait pas
Laisser ici les étais les remblais
Les tumulus les bonnes cachettes
Prendre les prières
Dans le baluchon
Oublier la maison au toit rouge
Avec la cheminée qui fume

Partir affronter
La faim qui n’a pas de nom
La nostalgie qui en a trop
Le dieu qui les a tous
Se lever
Heureux debout
A mesure que les abris s’éloignent
Respirer retrouver
Des forces comme inconnues
Perdre le faux
Si lourd à engranger
A ranger dans les cages
chatoyant sur les murs
Des prisons
Le mensonge tordu
Sur la bouche et les membres

Ne plus boiter
Dans les champs d’oignons
En sortant du sommeil lourd
Des portefaix
En marche vers la lueur
si faible
Dans le noir du temps qui passe
Lutter contre les bourrasques
Venues des terres quittées
Aller à l’étoile
Vers l’avant nous l’avant de l’après
L’avant de la vérité
Connaître
Exaltation et exultation

S’envoler

mercredi 20 février 2008

Desert


Entre Egypte et Terre Promise
Passage obligé

Vide
Peuplé d’idées
De souvenirs
De désirs
De manque
De plans
De folies
D’imprécations
De tentations


Quand il n’y a plus rien
Il est là

Improbable
Invisible
Impossible
Incompréhensible
Insaisissable
Inconnu

Et pourtant
Pourquoi

Hésiter
Mentir
Fuir
Refuser
Résister
Construire
Dorer

Alors qu’il est là avec ses promesses
Sa terre où coule le miel
Qui nous appelle par-dessus
Les peuples barbares aux lances hérissées

Impossible de camper éternellement
Entre Egypte et Terre promise

mercredi 13 février 2008

l'homme


L’homme mortel

Couleurs pâles
Joli soleil, air frais
Dans ses retranchements
Les sanglots dans la gorge
Vit

Balloté de seconde en heure
De jour en année
Ne sachant quand
La ronde s’arrêtera
Cherchant des pauses
Des arrêts des échappées
L’oubli ou l’aveu
Un jour ou l’autre
Longtemps
Ou juste avant
Que l’heure soit venue
Choisit

La joie de celui qui est
Quand enfin on l’a reconnu
Le monde éclos dans ses couleurs
Dévoile
La fête qu’il a préparé
D’avant le temps
Pour le couronnement de

L’homme mortel

jeudi 7 février 2008

louange

Bord du lac
finesses des herbes
couchées
vie tourmentée du tronc
au long des saisons
plénitude du miroir
offert de l'eau
............
s'asseoir aujourd'hui
sur une pierre
sous l'arbre comme autrefois
...........
ne pas partir pêcher
pour revenir les filets pleins
les filets rompus ou vides
........
rester à ravauder
les trous des mailles
en quittant l'ouvrage
quand la pensée voudra
........
s'échapper vers lui
le créateur
des herbes de finesse
du tronc des tourments
du miroir de l'eau au
bord du lac

lundi 4 février 2008

passer

Passer
le temps et la mer rouge
le jourdain et les miroirs
la mort et les forêts
...........
combien ont laissé
leurs chagrins leurs triomphes
(y a-t-il des vies sans triomphe)
attachés à ces motifs
et se sont assis
sur leur âme
...........
pourtant sa métaphore le soleil
a brillé
expliquant à qui le voulait
la trouée vers le ciel
(y a-t-il des vies sans lumière)
combien ne l'ont pas écouté
luire sur le tissu
et se sont assis
sur leur coeur
.............
lassé il a fini par
éteindre les couleurs vives
maintenant
passées

vendredi 1 février 2008

les mouettes


volant
................
piaillant couvrant
l'eau profonde nourricière
de leurs battements d'âme
...............
aveuglantes
elles
leur nom est légion
les pensées pensantes
en ballet incessant
déclenchent
des combats toujours recommencés
................
qui les fuira
les ennemies
noires et blanches
sera sauvé
dans la vie avec lui
..........
plongeant