vendredi 10 octobre 2008

bribes de fête devant le mur

I
Accrocher sa vie au pan de son manteau
Tout petit enfant caché dans les plis
Anonner très vite des comptines pour Lui
Manger les pommes de son champ
Adonaï Elohim
Tralala lalère
Il a déridé les visages des souffrants
Défripé les sourires
Les mains
se sont étendues : les trésors
Les pièces sont tombées à terre
Maintenant les mains sont nues et vides

II
Lumière vent joie
Sont venus se poser dans leur coupe
Tireli tirela, Il est bon
Il a vaincu celui qui
Empêche de chanter amen dans
La nuit des grillons
Il berce détend les os
Efface les souffrances
Rend tout léger au milieu de
La foule des psalmendiants
L’esprit dans les mots
Soulève de terre vers Lui dans
La nuit étoilée de Jérusalem

III
Amarres rejetées
Abordant au ridicule de la liesse
L’âme enfin
s’envole comme
Le ballon rouge que la main de l’enfant
A lâché clown spirituel
Libéré du sérieux orgueil
Qui habillait le corps de fripes impériales
Enfin ridicule
Dans la danse de joie du serviteur
En loques d’or
Réchauffée au creux de
Son jugement juste

IV
Consacrée élue ointe pour
Pour le salut du
Voisin enroulé dans des rets gluants
Exclue explosée de crainte et
D’amour pour Adonaï
Ecartelée aux dimensions de l’univers
La corne a annoncé sa naissance
Honte bue
Petite joie douce et rose
A jamais revêtue
De la robe de l’enfant de gloire
Assise sur un caillou
Trône réservé de toujours à toujours
A la pauvre à la reine à la fille
La fête est finie
La fête recommencera