jeudi 5 novembre 2009

tombe


Il arrive que rien ne se passe

les eaux sont calmes
tout le troupeau est au bercail
Il est dans sa niche au dessus de nos têtes
les bombes explosent ailleurs
les ventres gargouillent de faim
hors de portée de nos oreilles

Juste le vent qui fait tomber
les feuilles jaunes
être une feuille que le vent laisse tranquille
entre deux assauts

douce


Ses chemins de douceur
ignorés ou fuis


La belle imagination donnée consacrée
à des travaux d'esclaves


Au lieu d'inventer les tendresses de la vie
pour l'homme qu'Il chérit


cherchant la violence du frisson
ignorant le léger glissement


le chemin doux qui éloigne du viol
cherchant avidement


corps et âmes précieux trésors
avide à la quête du brillant


du nouveau du piquant
du barbare devenant plus sauvage


que la bête murée dans le noir de la jungle
quitter la terre ensanglantée

la fosse commune des pauvres hommes
pour la terre des vivants
dans sa douce lumière