jeudi 24 avril 2008

Passage


Jérusalem céleste


Invisible derrière le mur
Fin du monde connu
Aller tout contre
Dire danser et tanguer
Debout devant la frontière
Où toute vie connaît sa limite
Arpentant la place
Comme l’enfant joue
Avec la vague qui lui lèche les
Pieds sur la plage


Cri des martinets
Rayant le ciel
Avouer la faiblesse
Louer l’au-delà du fini
Accepter le voyage vers
L’inconnaissance
Monter sur la barque de l’aimant

Passage
Mer rouge jourdain kotel
Un à un tous au coude à coude
Sous le soleil blanc
La nef des embarqués
Vogue sur la mer de pierres


Liesse des voyageurs
Châle barré posé
Par l’aimant sur leurs épaules
Pèlerins qui repartent
Dans les ruelles ombrées
De la

Jérusalem terrestre

dimanche 20 avril 2008

cantique du simple

Simple
Pour pleurer
Sur le torturé et le tortionnaire

Simple
Pour chanter
A voix basse l’exorcisme qui guérit

Simple
Pour murmurer
Dans la nuit des enfantements

Simple
Pour fuir
L’esclavage des faiseurs de misère

Simple
Pour cueillir
La vigne, les fraises et les champignons

Simple
Pour laisser
La vie sauve à l’animal innocent

Simple
Pour dire
L’amour à la tribu qui enfante

Simple
Pour louer
Celui qui existe au-delà de soi

Simple
Pour recevoir
La grâce du vivant

Simple
Pour respirer
L’air de royaume sur la douloureuse terre

Simple
Pour vivre avec
Celui qui ouvre la cage aux hommes


A compléter….

lundi 14 avril 2008

la fabrique de mensonges mortels


insensé
insensible

le cœur l’esprit
de celui qui ne voit pas
tournant avide
ruminant avec le menteur
dévoreur de vie
bâtissant sur le sable de l’illusion
la maison des douleurs


ouvrir les yeux sur
l’absurde souffrance
née de fausses pensées
dont les racines se sont
enfoncées dans les cœurs de pierre
l’infinie peine qui enferme
dans la prison cruelle
l’homme devenu insensible
qui raisonne à coup de lapidation
tuant la vie la lumière
tournant le dos au chemin


un jour que l’aimant désire
dans sa toute puissance
le cœur deviendra chair
saignant du mal fait dans
l’aveuglement
chair ressuscitée dans
la retour à l’origine
renaissant de son souffle
pensant de son esprit
dans une voie nouvelle
en plénitude de vérité
après la traversée de
la mer de la mort enfin


sensible
sensé

samedi 12 avril 2008

l'éveil


A l’éveil du cœur

La peine écrasante du monde se révèle
Ne pas sombrer avec l’horreur humaine
Parce que derrière le mensonge de souffrance
Il y a une âme écorchée que l’aimant va soigner
Pour la mener en liesse

Vers le cœur de l’éveil

vendredi 11 avril 2008

pour un chien noir enchaîné à sa niche....



souffrance et peine du vivant

noyé dans l'eau noire coeur pesant

herbe sèche sur la rive espérant

lundi 7 avril 2008

tisserand


Tressés les fils de la vie

Avec l’invisible aimant
Dans la veille depuis le fond
De la mémoire
Depuis le présent respiré
Chaque instant voué
Dédié à celui qui est
La vie coulée dans
Les fils de sa volonté
Le chaos quotidien accepté
Dans la joyeuse vie alliée
Désaliénée du désespoir
Mensonger


Respirer de son souffle
Promis
Laisser entrer le vrai
Dans le rai de poussière
Donner au regard
Un horizon sans fin
Vers celui qui est
De toujours à toujours
Couler la pensée l’émotion
Dans son très bon plaisir
Ne pas se retourner
Monter la garde
De l’œuvre au noir
Tisser la trame de la vie
Sur la chaîne de sa parole
Brocart de roi
Qu’il donne à ses pauvres enfants
Qui ravaudent
Une mauvaise serpillière
Dorée ou boueuse
Au gré de la mer des illusions
Alliés mêlés unis
Baptisés dans l’instant
Attendu
La navette passant
Et repassant
Dans la chaîne de chair

Le fils de vie tressés

samedi 5 avril 2008

du pied gauche



Désespoir du matin
Le monde en berne
De tout amour
Pas une étincelle
La nuit noircit le jour
Peuple de pies revêches
De corbeaux râleurs
De tueurs de tueuses


La vie comme une querelle
Forcément fait naître
Un perdant
La vie comme un don
Fait éclore doucement
Un cœur
Egarements mortels
Coups de langues sanglants
Raidissements mortels
Comment les esquiver


Echappée belle
L’invisible amant
Qui remplit le cœur
Jusqu’à la douleur de joie
Qui embrasse le pauvre peuple
Des pies et des corbeaux
Querelleurs
Paix qui déroulera
Son tapis le long du calvaire
Au matin du désespoir