dimanche 16 novembre 2008

enfantine

Tant vouloir
Une intention droite
Qu’à la fin
Il la donne
Alors les fardeaux sont déposés
Le cœur s’allège
La prière surgit
Simple
Comme une comptine

la flaque

De boues
Certains matins
Sont faits
L’apparent le non-dit le hurlé
Tout se noie
Dans la flaque
Tout se trouble colle tache
Perd son contour
Se dilue dans
La buée du non-sens

Fermer les yeux
Il est là
Debout

mardi 4 novembre 2008

petite définition provisoire


Croire
C’est se présenter au cœur parfait de l’Un
Avec le troupeau familier des hommes

lundi 3 novembre 2008

le viatique pour le voyage



A qui demander
Le chemin hors
Le mensonge ?

A qui demander
La lumière pour
Eclairer les pas ?

A qui demander
La tente pour dormir
L’eau pour la soif

Le viatique pour le voyage ?

vendredi 10 octobre 2008

bribes de fête devant le mur

I
Accrocher sa vie au pan de son manteau
Tout petit enfant caché dans les plis
Anonner très vite des comptines pour Lui
Manger les pommes de son champ
Adonaï Elohim
Tralala lalère
Il a déridé les visages des souffrants
Défripé les sourires
Les mains
se sont étendues : les trésors
Les pièces sont tombées à terre
Maintenant les mains sont nues et vides

II
Lumière vent joie
Sont venus se poser dans leur coupe
Tireli tirela, Il est bon
Il a vaincu celui qui
Empêche de chanter amen dans
La nuit des grillons
Il berce détend les os
Efface les souffrances
Rend tout léger au milieu de
La foule des psalmendiants
L’esprit dans les mots
Soulève de terre vers Lui dans
La nuit étoilée de Jérusalem

III
Amarres rejetées
Abordant au ridicule de la liesse
L’âme enfin
s’envole comme
Le ballon rouge que la main de l’enfant
A lâché clown spirituel
Libéré du sérieux orgueil
Qui habillait le corps de fripes impériales
Enfin ridicule
Dans la danse de joie du serviteur
En loques d’or
Réchauffée au creux de
Son jugement juste

IV
Consacrée élue ointe pour
Pour le salut du
Voisin enroulé dans des rets gluants
Exclue explosée de crainte et
D’amour pour Adonaï
Ecartelée aux dimensions de l’univers
La corne a annoncé sa naissance
Honte bue
Petite joie douce et rose
A jamais revêtue
De la robe de l’enfant de gloire
Assise sur un caillou
Trône réservé de toujours à toujours
A la pauvre à la reine à la fille
La fête est finie
La fête recommencera

dimanche 14 septembre 2008

au de là


L’or de dieu

Sous les déchets entassés sur le monde
Sur cette pierre
Nue polie par les larmes
Renaissance de l’homme
Ramené à la vie par

L’or de dieu

départ


Se coucher dans sa volonté comme dans un berceau
Epouser le mouvement de sa création
Voguer au gré de son souffle
Marcher dans sa trace

Voir dans la lumière la naissance
De l’autre que nous sommes
Découvrir l’offrande du secret
Parents et enfants
A la fois lui par la foi moi
Autre et autres
Un dans sa gloire

Debout en marche bienheureux

vendredi 5 septembre 2008

chez moi

L’espérance est mon pays
Nulle part ailleurs je ne suis

Chez moi

Habiter le vent de dieu
Le souffle de l’esprit
Sans toit sur la tête
Sans royaume de terre
Habiter sa gloire
Son absence et toujours encore
Se laisser emplir le cœur de foi
Pour expirer l’amour

aller pêcher


Tous les matins je recommence une aventure
Extraordinaire à sa rencontre
Je vais plonger mes filets
Là où il me l’a dit
Quelques fois dans la joie et la légèreté
D’autres fois dans la lassitude

Et dans le filet du jour ça grouille
Hommes femmes enfants animaux
Injures poèmes images tordues
Images de ravissement
Je le tire comme je peux

Et je reviens le vider devant lui
Il bénit tandis que
l’insensé se perd dans le vide
Je mange ce qu’il me donne et
Tous les matins je recommence une

Entête

Les mots sont mon pays

La Parole est ma vie

Le Verbe est mon dieu

vendredi 15 août 2008

mettre ses habits de fête

Mettre ses habits de fête
Pour aller à sa rencontre
L’écouter, caché dans la création
Murmurer son chant

Mettre ses habits de fête
Pour être vrai
Oublier les mots maudissant
Chantonner la louange
Tout au long du jour
Habiter sa parole
D’action de grâce
Apaiser le tumulte de l’inquiétude
Eclairer le recoin des complications
Bercer l’âme des douleurs

Mettre ses habits de fête
Pour ne pas prendre le chemin
Qui brille des feux de l’or
Serpente entre les roues de torture
Et les feux d’artifice
Mais mettre ses pas

Dans son sentier qui coule entre
Les grandes herbes parmi les grenouilles et les sauterelles
Pour goûter sa paix et sa joie
Mettre ses habits de fête

mardi 5 août 2008

Révélation aux simples

Rendre sa peau
Sa vue son ouïe
Ses tripes
Son cœur et son souffle

A leur auteur

La suite est
Mort et vie

lundi 7 juillet 2008

libertad : barbelés et fleurs sauvages

Sortir de l’esclavage

Croire
Se disposer à recevoir
Après avoir combattu
De toutes ses forces
La tentation

D’être le maître

mercredi 18 juin 2008

chacun la sienne


Voie étroite
Pour apprendre à marcher
seul
Les mains vides
Pour voir les ennemis
Ne pas se tromper
Ne pas se retourner
Ne rien faire d’autre
Que marcher vers lui

Voie étroite
Avec un début une fin
Courte précieuse
Baptisante protectrice
Unique
Aventure solitaire
Chacun la sienne

Quelque part un sentier
Attend son pélerin

vendredi 13 juin 2008

la lumière

il est là

je suis là

il est je suis

celui qui est

qui est là

samedi 7 juin 2008

araignée du matin araignée du soir


Chercher sa respiration dans le matin gris
Guetter l’ombre de l’aimant
Dans le creux du pli d’une seconde
Etre mendiant pauvre en esprit
Ne posséder aucune parole
N’avoir que son souffle pour prier
Renoncer au mouvement qui allège l’angoisse

La journée a roulé sur le monde
S’être coulé dans sa volonté

Laisser l’agitation s’apaiser
Sentir sa brise se lever
Ecouter le chant des merles ourler l’air
Regarder le soleil dorer l’horizon
Laisser le triste s’écouler et la joie monter
Installer l’âme dans la barque du sommeil
Trouver sa respiration dans le soir bleu

mercredi 4 juin 2008

quand souffle le vent noir


Quand le vent souffle fort

Sur fond de vie en noir

S’arrêter s’asseoir

Attendre le soir la venue

Dans la tendre brise du

Roi de gloire

samedi 31 mai 2008

petite prière


Tenu à deux mains par l’enfant

Le brin d’herbe de mai

Est une offrande légère

Un sacrifice qui plait à l’aimant

vendredi 30 mai 2008

rencontre



Dans le buisson
Un froissement d’ailes
Il était là

S’arrêter
Se tenir droit
Tendre le cœur
Oublier le pré
Les fleurs les bœufs
Entrer s’incliner
Dans le noir du feuillage
Adorer son nom


Tous les buissons du monde
Sont ardents


Murmurer chanter
La grandeur de l’aimant
Loin des jeux égarant
Attendre la parole
Qui mettra en route
Guidé joyeux
Sur le sentier aux papillons
Aux herbes et aux bœufs

Il s’en alla d’
Un froissement d’aile
Hors du buisson

mardi 20 mai 2008

l'échelle


Il a posé sur le monde
Une échelle

Pour grimper
Pardessus le toit des
Maisons des hommes
Laissant l’injuste l’aveugle
Et l’insensé s’enlacer
Dans une dance macabre

Pour voir la beauté du monde
Au-dessus des bidonvilles
Des cités en marbre et en or

Pour monter jusqu’à
Respirer là où les martinets
Tournoient nourris de
Force et de joie

Pour redescendre et
Vivre avec les loups
Les frères les requins
Les assassins et leur tendre
Obstinément des éclats de miroir
Où se reflète un peu
Du Royaume et de

L’échelle
Qu’il a posé sur le monde

vendredi 16 mai 2008

le chèvrefeuille

Doigts de mendiant
Vers le ciel muet
Visage de compatissant
Vers la terre hurlante
La fleur de chèvre feuille
Exhale le parfum de l’aimant

mardi 13 mai 2008

la fête des moissons




Nérée Achille et Pancrace
Courent le monde sur un
Nuage moelleux tout à la joie
D’être dans le sillage de l’aimant

Après la mort de l’hiver
Le labeur du printemps
Enfouissant le grain
Avec les chevaux

Essuyant les giboulées
Des adversaires les coups
De vent des ennemis l’averse
De grêle des insensés
Persévérant sous
Son soleil d’espérance
Sa promesse de libération

Laissant grandir le blé
Du royaume déracinant
La peste de l’incertitude
La mauvaise herbe du doute
Et le mouron des hommes

Avec dans les yeux
L’image de la liberté
Icône de la joie
Passant la mort et les catastrophes
Au gué de la confiance
Loin des crachats des hommes
Dans l’eau de source
Tendant la main
A leur volonté de conscience
Dans un perpétuel secours

Récoltant la joie
Béatitude d’être dans le sillage de l’aimant
Sur un nuage moelleux courant le monde avec
Nérée Achille et Pancrace

vendredi 2 mai 2008

litanie


Les os des pauvres gens
Dans la terre dernière
A jamais demeurent

Les pensées des pauvres gens
Avec la barbare vie
A jamais fossilisées

Les soucis des pauvres gens
Avec quelques douceurs offertes
A jamais figés

Le cœur des pauvres gens
Avec l’éternité d’avant et d’après
A jamais envolé

Laissant leurs os brisés
Témoins dans la terre
A jamais uniques
Dans le dessein de l’aimant

jeudi 24 avril 2008

Passage


Jérusalem céleste


Invisible derrière le mur
Fin du monde connu
Aller tout contre
Dire danser et tanguer
Debout devant la frontière
Où toute vie connaît sa limite
Arpentant la place
Comme l’enfant joue
Avec la vague qui lui lèche les
Pieds sur la plage


Cri des martinets
Rayant le ciel
Avouer la faiblesse
Louer l’au-delà du fini
Accepter le voyage vers
L’inconnaissance
Monter sur la barque de l’aimant

Passage
Mer rouge jourdain kotel
Un à un tous au coude à coude
Sous le soleil blanc
La nef des embarqués
Vogue sur la mer de pierres


Liesse des voyageurs
Châle barré posé
Par l’aimant sur leurs épaules
Pèlerins qui repartent
Dans les ruelles ombrées
De la

Jérusalem terrestre

dimanche 20 avril 2008

cantique du simple

Simple
Pour pleurer
Sur le torturé et le tortionnaire

Simple
Pour chanter
A voix basse l’exorcisme qui guérit

Simple
Pour murmurer
Dans la nuit des enfantements

Simple
Pour fuir
L’esclavage des faiseurs de misère

Simple
Pour cueillir
La vigne, les fraises et les champignons

Simple
Pour laisser
La vie sauve à l’animal innocent

Simple
Pour dire
L’amour à la tribu qui enfante

Simple
Pour louer
Celui qui existe au-delà de soi

Simple
Pour recevoir
La grâce du vivant

Simple
Pour respirer
L’air de royaume sur la douloureuse terre

Simple
Pour vivre avec
Celui qui ouvre la cage aux hommes


A compléter….

lundi 14 avril 2008

la fabrique de mensonges mortels


insensé
insensible

le cœur l’esprit
de celui qui ne voit pas
tournant avide
ruminant avec le menteur
dévoreur de vie
bâtissant sur le sable de l’illusion
la maison des douleurs


ouvrir les yeux sur
l’absurde souffrance
née de fausses pensées
dont les racines se sont
enfoncées dans les cœurs de pierre
l’infinie peine qui enferme
dans la prison cruelle
l’homme devenu insensible
qui raisonne à coup de lapidation
tuant la vie la lumière
tournant le dos au chemin


un jour que l’aimant désire
dans sa toute puissance
le cœur deviendra chair
saignant du mal fait dans
l’aveuglement
chair ressuscitée dans
la retour à l’origine
renaissant de son souffle
pensant de son esprit
dans une voie nouvelle
en plénitude de vérité
après la traversée de
la mer de la mort enfin


sensible
sensé

samedi 12 avril 2008

l'éveil


A l’éveil du cœur

La peine écrasante du monde se révèle
Ne pas sombrer avec l’horreur humaine
Parce que derrière le mensonge de souffrance
Il y a une âme écorchée que l’aimant va soigner
Pour la mener en liesse

Vers le cœur de l’éveil

vendredi 11 avril 2008

pour un chien noir enchaîné à sa niche....



souffrance et peine du vivant

noyé dans l'eau noire coeur pesant

herbe sèche sur la rive espérant

lundi 7 avril 2008

tisserand


Tressés les fils de la vie

Avec l’invisible aimant
Dans la veille depuis le fond
De la mémoire
Depuis le présent respiré
Chaque instant voué
Dédié à celui qui est
La vie coulée dans
Les fils de sa volonté
Le chaos quotidien accepté
Dans la joyeuse vie alliée
Désaliénée du désespoir
Mensonger


Respirer de son souffle
Promis
Laisser entrer le vrai
Dans le rai de poussière
Donner au regard
Un horizon sans fin
Vers celui qui est
De toujours à toujours
Couler la pensée l’émotion
Dans son très bon plaisir
Ne pas se retourner
Monter la garde
De l’œuvre au noir
Tisser la trame de la vie
Sur la chaîne de sa parole
Brocart de roi
Qu’il donne à ses pauvres enfants
Qui ravaudent
Une mauvaise serpillière
Dorée ou boueuse
Au gré de la mer des illusions
Alliés mêlés unis
Baptisés dans l’instant
Attendu
La navette passant
Et repassant
Dans la chaîne de chair

Le fils de vie tressés

samedi 5 avril 2008

du pied gauche



Désespoir du matin
Le monde en berne
De tout amour
Pas une étincelle
La nuit noircit le jour
Peuple de pies revêches
De corbeaux râleurs
De tueurs de tueuses


La vie comme une querelle
Forcément fait naître
Un perdant
La vie comme un don
Fait éclore doucement
Un cœur
Egarements mortels
Coups de langues sanglants
Raidissements mortels
Comment les esquiver


Echappée belle
L’invisible amant
Qui remplit le cœur
Jusqu’à la douleur de joie
Qui embrasse le pauvre peuple
Des pies et des corbeaux
Querelleurs
Paix qui déroulera
Son tapis le long du calvaire
Au matin du désespoir

lundi 31 mars 2008

le ciel de Jérusalem est toujours dans l'allégresse

Le ciel de Jérusalem
Est toujours dans l’allégresse

Il veut tout
Toujours tout
Insatiable, jaloux
Ogre tonitruant
Qui avale le petit homme
Il veut les enfants
La récolte
Le plus intime
De la pensée
Il veut sa créature
Il veut qu’elle
Le veuille ................ (n’ayez pas peur)

Sinon la créature
S’efface d’elle-même
Elle n’existe plus
Elle n’était qu’une esquisse
Un brouillon d’homme....................(la balle de paille)

Rien de tout cela
N’est triste
Joie du donné
Allégresse du rendu
Se jeter dans l’aventure
Rien n’est dit
Tous les jours recommencer
Au risque de ne pas entrer
Dans la terre promise ......................(quitte père et mère)
Humer sa liberté
Refuser l’esclavage
Courir mourir
En lui joyeusement
Lui prouver confiance
Le comment faire
Il nous le donne
Inlassablement
Au long du temps
Dans sa parole
Qu’il nettoie spécialement
Pour nous des vernis humains
Si nous le demandons.......................... (cherchez et vous trouverez)

Le ciel de Jérusalem
Est toujours dans l’allégresse

mercredi 26 mars 2008

exultant


Joie

Du simple d’esprit
Sorti d’esclavage

Oublié le
Moi si douloureux si couteux
Franchi le
Jour des autres
Traversée la
Nuit des terreurs
Atteint le
Rivage de la terre

Chantant sa
Gloire sa création sa puissance
Emboitant le
Pas de sa marche
Voulant son
Vouloir enfin
Exultant la
Pâque simple

Joie

mardi 18 mars 2008

rameaux



Quelques jours avant
Hosanna
Marcher sur les rameaux de la gloire
Dessus l’ânon provoquant
Où sont les chars des pharaons d’antan
Voir la foule

Briser les trônes
Gloire de mascarade
Où sont le soleil et l’ânon de tous les jours
Pour un sacre prélude au massacre

Et le trône est
Une ou deux planches de bois
Qu’on le crucifie
Cloué le roi
Sur la route
Miettes de feuilles séchées oubliées
Hosannantes piétinées
Quelques jours après

mercredi 12 mars 2008

coquelicot

Petite

Douceur sucrée
Du coquelicot
Amertume de mort
Du champ de sang

Choisir l’amour
Rouge du créé
Fuir la trahison
L’oubli de qui il est

Goûter sa paix
Dans la tendresse
Du petit pétale
Sucré loin du
Sombre orgueil du tenté

Il aime tant les

petits

samedi 8 mars 2008

la barque de la louange

Avoir été esclave

Pour aller vers
La grâce
Avoir été faible
Pour hériter de
La confiance
Memoire de servitude
Pour le craindre
Entrer dans la pâque
Tout donner à celui ce

Qui est

Sans se retourner
Sans comprendre
Dans la nudité noire
De l’inconnu
Du non compris
Sur la barque de
La louange
Naviguer dans la nuit
Aimer la tempête pour

Etre libre

jeudi 6 mars 2008

le sauveur



Force des habitudes

Attrait des pentes
Attirance des connus
Chute et rechute
Combat contre ceux qui
Barrent le chemin
Obstacles fantomatiques
Lutte étouffement
La mort diluée
Battant le pavé
Des rues à bas bruit
Dans les corps

Goulée d’eau vive
Braise de vérité
Fugacité de sa présence

Il est le rocher
Sur lesquels les peuples
Campent et s’exterminent
L’oubliant ne comptant
Que sur eux-mêmes
Pécheurs ensevelis
Dans la

Force des habitudes

lundi 3 mars 2008

le prince charmant


Il bêle ... il bêle
Faiblement ... regardant
Au loin venir... venant
Les belles ... les belles

Il ne sait pas ... choisir
Le charmant ... le charmant
Toutes ... tant et tant
Il veut ... les faire rosir

A la fin ... une élue
Par le prince ... retenue
Acceptera ... reçue
L’alliance de tout temps ... prévue

Pas prince ... pas charmant
Pas belle ... pas au bois dormant
Cruels réveils ... comas moraux
Parmi le troupeau d’agneaux


Qui bêle ... qui bêle

dimanche 2 mars 2008

emma


Dehors

La tempête hurle
Sur les genoux le chat ronronne
Va

sors

samedi 1 mars 2008

the door



Tant de guerres
Sang versé
Et il n’a pas été invité
A donner sa paix

Assassiné
Assassinés
Assassinant
Petite chèvre bêlant sa peur
Trésor unique du pauvre
Volée tuée festin du riche

Tant de guerres
Sang versé
Et il n’a pas été invité
A donner sa paix

A tour de bras
La vie enlevée aux vivants
Par les cœurs morts
Niais et railleurs
Indifférents et endurcis
Convoitant et emprisonnés

Tant de guerres
Sang versé
Et il n’a pas été invité
A donner sa paix

Quand refleuriront les amandiers
Quand se couvriront de coquelicots
Les champs de sang
Bientôt
La terre ressuscitera
La génération nouvelle
naîtra du désert
Prête pour les guerrres
Face à sa face
Où ne meurent
Que les mauvaises habitudes

Enfin
On implorera
De sa bonté
Le traité de paix

lundi 25 février 2008

migration


Quitter le nid

Déposer les paquets
Aux pieds
Juste la tunique et le bâton
Pour aller là-bas
Où on ne sait pas
Laisser ici les étais les remblais
Les tumulus les bonnes cachettes
Prendre les prières
Dans le baluchon
Oublier la maison au toit rouge
Avec la cheminée qui fume

Partir affronter
La faim qui n’a pas de nom
La nostalgie qui en a trop
Le dieu qui les a tous
Se lever
Heureux debout
A mesure que les abris s’éloignent
Respirer retrouver
Des forces comme inconnues
Perdre le faux
Si lourd à engranger
A ranger dans les cages
chatoyant sur les murs
Des prisons
Le mensonge tordu
Sur la bouche et les membres

Ne plus boiter
Dans les champs d’oignons
En sortant du sommeil lourd
Des portefaix
En marche vers la lueur
si faible
Dans le noir du temps qui passe
Lutter contre les bourrasques
Venues des terres quittées
Aller à l’étoile
Vers l’avant nous l’avant de l’après
L’avant de la vérité
Connaître
Exaltation et exultation

S’envoler

mercredi 20 février 2008

Desert


Entre Egypte et Terre Promise
Passage obligé

Vide
Peuplé d’idées
De souvenirs
De désirs
De manque
De plans
De folies
D’imprécations
De tentations


Quand il n’y a plus rien
Il est là

Improbable
Invisible
Impossible
Incompréhensible
Insaisissable
Inconnu

Et pourtant
Pourquoi

Hésiter
Mentir
Fuir
Refuser
Résister
Construire
Dorer

Alors qu’il est là avec ses promesses
Sa terre où coule le miel
Qui nous appelle par-dessus
Les peuples barbares aux lances hérissées

Impossible de camper éternellement
Entre Egypte et Terre promise

mercredi 13 février 2008

l'homme


L’homme mortel

Couleurs pâles
Joli soleil, air frais
Dans ses retranchements
Les sanglots dans la gorge
Vit

Balloté de seconde en heure
De jour en année
Ne sachant quand
La ronde s’arrêtera
Cherchant des pauses
Des arrêts des échappées
L’oubli ou l’aveu
Un jour ou l’autre
Longtemps
Ou juste avant
Que l’heure soit venue
Choisit

La joie de celui qui est
Quand enfin on l’a reconnu
Le monde éclos dans ses couleurs
Dévoile
La fête qu’il a préparé
D’avant le temps
Pour le couronnement de

L’homme mortel

jeudi 7 février 2008

louange

Bord du lac
finesses des herbes
couchées
vie tourmentée du tronc
au long des saisons
plénitude du miroir
offert de l'eau
............
s'asseoir aujourd'hui
sur une pierre
sous l'arbre comme autrefois
...........
ne pas partir pêcher
pour revenir les filets pleins
les filets rompus ou vides
........
rester à ravauder
les trous des mailles
en quittant l'ouvrage
quand la pensée voudra
........
s'échapper vers lui
le créateur
des herbes de finesse
du tronc des tourments
du miroir de l'eau au
bord du lac

lundi 4 février 2008

passer

Passer
le temps et la mer rouge
le jourdain et les miroirs
la mort et les forêts
...........
combien ont laissé
leurs chagrins leurs triomphes
(y a-t-il des vies sans triomphe)
attachés à ces motifs
et se sont assis
sur leur âme
...........
pourtant sa métaphore le soleil
a brillé
expliquant à qui le voulait
la trouée vers le ciel
(y a-t-il des vies sans lumière)
combien ne l'ont pas écouté
luire sur le tissu
et se sont assis
sur leur coeur
.............
lassé il a fini par
éteindre les couleurs vives
maintenant
passées

vendredi 1 février 2008

les mouettes


volant
................
piaillant couvrant
l'eau profonde nourricière
de leurs battements d'âme
...............
aveuglantes
elles
leur nom est légion
les pensées pensantes
en ballet incessant
déclenchent
des combats toujours recommencés
................
qui les fuira
les ennemies
noires et blanches
sera sauvé
dans la vie avec lui
..........
plongeant

mercredi 30 janvier 2008

neige sur le kotel


sur sa présence
.........
il neige
joie enfantine
danse devant l'arche
bras tendus
entrant dans la ronde
des étoiles blanches
qui ont descendu
l'échelle de jacob
glorifiant l'invisible
dans un joyeux tourbillon
vraie manne
..........
sur le priant

lundi 28 janvier 2008

le pilier



dans la nef

les paroles s'envolent

depuis des siècles

oubliées

la pierre regardée

résonne des coups de ciseaux des tailleurs

dans la chair de la pierre

la loi, gravée

ressuscite

la Parole

tous les jours

samedi 26 janvier 2008

confiance


glisser dans le gris
la rame claque l'eau
le tout simple dort
violence de la naissance
le soleil se lève

vendredi 25 janvier 2008

l'arche de Noé


embarquement
froid, il fait froid
.......
calme desespoir
dans le gris
où est la force
patience de vie
..........
embarquement
........
fidèle courage
digne liberté
douce usure
aile à aile
..........
où est l'arche
..........
les oiseaux ne pleurent pas
ils attendent
la vie la mort
ils savent
......
froid il fait froid
embarquement

jeudi 24 janvier 2008

the beggar



(veilleur sur la place)


mendier
guetter
je sais
attendre
la pitance de pitié


(celui qui me regarde
je l'éveille)


mais je ne sais pas
qui essuira
mes yeux
qui pleurent